A l'heure où blanchit la campagne
Publié le 21 Janvier 2013
Ce week-end, ce n’est plus un scoop, il a neigé…fort. Une grande partie de la France a revêtu son manteau d’hiver.
J’aime la neige…quand je n’ai pas besoin de prendre la voiture ! J’aime ces paysages figés, les sons étouffés, ces balades emmitouflés. Je me rappelle, enfant, quand nous partions faire une grande balade, à la recherche des traces des lapins, chevreuils, oiseaux qui étaient passé avant nous. Ton oncle qui se jetait dans les congères plus grandes que lui. Nos visages rougis par le froid, nos doigts glacés malgré les paires de gants, et le chocolat chaud partagé au retour à la maison.
C’est avec ses souvenirs que je me suis réveillée samedi matin. Déjà vendredi, tu as regardé la neige tombée, toute émerveillée. Coïncidence ou pas, mais samedi tu as bien voulu aller jouer dans la neige, toi qui avais refusé tout contact jusqu’à présent. De voir d’où ça venait, cela a dû te rassurer.
Samedi matin donc, après un bon petit déjeuner, tu as enfilé gilet, polaire, manteau, gant et bonnet, et tu as couru dehors, toucher cette neige qui te narguait. Quel plaisir de te voir ainsi ! Tu as arpenté tous le jardin, vérifiant que la neige était bien partout. Tu as rejoints ton père qui était en train de déblayer le trottoir. Et une fois qu’il a eu terminé, nous sommes partis tous les 3, nous balader dans la campagne picarde. Après une bonne marche, ton petit nez rosi par le froid, nous sommes rentrés, toi contre moi dans le Manduca, nous requinquer. Pas de chocolat, mais un bon repas chaud, que tu as dévoré. Et après, tu t’es effondrée dans ton lit, pour une bonne sieste réparatrice, pendant laquelle je suis sure, tes rêves étaient recouvert de neige…
Dimanche, il avait encore neigé dis donc ! Une vraie poudreuse, impossible de faire des boules donc, mais pour faire de la luge c’était idéal. N’en ayant pas à la maison, j’ai improvisé, et le sac de course c’est transformé en luge de compet ! Pendant plusieurs minutes nous avons arpenté le trottoir, faisant sourire les rares passants. Toi, tu étais morte de rire, à glisser sur cette neige, à tomber, à te relever et à recommencer inlassablement…J’ai été fatigué plus rapidement que toi, nous avons donc continué notre mini balade à pied, pour saluer les chiens du voisin, et vérifier si la route serait praticable pour le lendemain.
Ce week-end a été ta vraie première découverte de la neige. Si tu ne t’en souviendras probablement pas, nous pourrons te raconter ton émerveillement dans quelques années.
PS : depuis hier tu dis « cola » pour chocolat. Tu ne perds pas le nord, tu sauras surement énumérer toutes les choses que tu aimes bien manger avant même les autres mots (du genre « merci » hein !).